Economie

Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /2005 11:57
Logo ANPE Résultats visibles et durables de l’action du gouvernement pour les uns, baisses en trompe-l'oeil, maquillage des chiffres et coup de communication, pour les autres… Autant dire que les dernières statistiques du nombre de chômeurs en France font couler beaucoup d’encre. Selon les chiffres, il n’y aurait en France que 9,7% de la population active au chômage. Mieux, cette baisse est continue depuis 7 mois d’affilée…

Tout cela est évidemment trop beau pour être vrai ! Il suffit de parler avec ses amis, ses commerçants ou ses collègues pour constater que leur fils ou leur fille n’ont toujours pas retrouvé de travail malgré leurs diplômes.

Les chiffres ont beau jeu puisque la baisse n’est en fait imputable qu’à des radiations de plus en plus massives dans les rangs des demandeurs d’emplois. Demandez donc à ceux qui recherchent activement du travail dans une branche sans en trouver et qui se retrouvent radiés pour avoir refusé un de ces « jobs gruyère
» , un 20h en CDD ou un emploi qui ne correspond ni à leur expérience, ni à leur cursus, et encore moins à leur attente ! Non, ces chiffres, aussi enjolivés soient-ils ne veulent plus rien dire !

La « triste » réalité, comme le souligne Martine Aubry, ancienne ministre du Travail du gouvernement Jospin, « c'est que, selon le Bureau International du travail qui comptabilise tous ceux qui sont vraiment privés d’emplois, il existe aujourd’hui 254 000 chômeurs de plus qu’en mai 2002, date du retour de la droite aux affaires. »
Et ça, les experts en communication du gouvernement se cachent bien de vous le dire !

Par Michel Pineau - Publié dans : Economie
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Dimanche 25 novembre 2007 7 25 /11 /2007 09:15
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Le pouvoir d'achat, beaucoup en parlent, mais peu font des propositions concrètes pour faire avancer la situation.

Le Parti Socialiste dénonce les mensonges de Sarkozy sur ce thème, alors que rien n'est fait depuis des mois pour redonner aux français les moyens de vivre.

Seulle une augmentation substantielle du pouvoir d'achat permettra de relancer la situation économique de la France laissée en jachère depuis 2002.

Mais pour l'instant, Sarkozy enrichit ses amis sur le dos des contribuables...

Dans ce tract, le PS vous propose de faire les comptes !
Par Michel Pineau - Publié dans : Economie
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /2007 07:02
pognon.jpg Inaudible, abbatu par les échecs successifs, le Parti Socialiste n'en cherche pas moins toujours à améliorer la vie des Français. Or, face au problème de la baisse substantielle du pouvoir d'achat, problème auquel Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne propose aucune solution viable, le PS a son mot à dire. Je vous propose de découvrir les différentes mesures que prônent les socialistes, des mesures de bon sens face à la crise actuelle, des mesures efficaces et financées.


Le Bureau national du PS a donc adopté mardi dix propositions pour soutenir le pouvoir d'achat des Français. Le numéro deux du PS François Rebsamen a énoncé les quatre directions dans lesquelles il faut agir : "augmenter les salaires, baisser les prix des produits alimentaires, diminuer le coût du logement, maîtriser le prix de l'énergie".

D'un coût de six milliards d'euros, ces mesures seraient financées pour moitié par "une taxation des super-profits pétroliers" et pour l'autre par "une taxation des stock-options", a précisé le maire de Dijon.

Il s'agit de mettre en évidence qu'"avec Nicolas Sarkozy, c'est gagner moins et payer plus". Pour cela, les députés PS défendront ce jeudi une proposition de loi comprenant onze mesures en faveur du pouvoir d'achat, dont la plus importante est une majoration de 50% de la prime pour l'emploi, ont-ils annoncé séparément par le biais de leur porte-parole Aurélie Filipetti.

Au chapitre des salaires, les socialistes préconisent "une conférence pour augmenter le SMIC et les rémunérations" et qui aurait pour objet de consentir des exonérations de charges sociales aux entreprises qui "augmentent effectivement les salaires".

Sont aussi prônés "un plan de rattrapage des traitements dans la Fonction publique" et "une revalorisation des petites retraites", alors que la loi sur la sécurité sociale tout juste votée au parlement limite cette hausse à 1,1%.

Pour faire baisser les prix alimentaires, le PS propose notamment une réduction d'un demi-point de la TVA (qui serait ramenée à 5%) sur les produits de première nécessité.

Le parti socialiste réclame aussi "l'encadrement des loyers pour l'année 2008" qui seraient "indexés sur le coût de la vie", une diminution des taxes sur l'essence par le biais du rétablissement de la TIPP flottante, ou encore "la généralisation du chèque transport" pour aider à financer les déplacements des salariés.

Secrétaire national du PS à l'Economie, Michel Sapin a affirmé que non seulement le paquet fiscal de 15 milliards d'euros de juillet n'avait "eu aucun effet sur le pouvoir d'achat", mais qu'en plus le gouvernement avait "pris des décisions qui diminuent le pouvoir d'achat" (franchises médicales, paiement de la redevance audiovisuelle par les personnes âgées, sauf les plus démunies).

Avec l'AFP

 
Par Michel Pineau - Publié dans : Economie
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Dimanche 2 décembre 2007 7 02 /12 /2007 07:10
PSPA1207.png Je vous parlais il y a trois jours des dix propositions du PS pour lutter contre la vie chère. Ces mesures nécessaires et de bon sens visant à redonner aux français du pouvoir d'achat ont malheureusement été snobées par le gouvernement et sa majorité parlementaire.

Les députés de droite ont rejeté cette proposition de loi socialiste dont l'objet était de "soutenir le pouvoir d'achat des ménages". Plus fort, par 180 voix contre 115, ils ont même décidé de ne pas examiner les articles de ce texte, ce qui a automatiquement entrainé son rejet. Et après, il y en aura encore qui affirment à l'UMP que la gauche n'a plus d'idées... Encore faudrait-il les écouter !

Jean-Marc Ayrault, le président du groupe Socialiste à l'Assemblée, a vivement dénoncé la politique économique et sociale du gouvernement. "Votre discours de l'effort a été supporté intégralement par la France qui se lève tôt, qui travaille dur et qui gagne peu", a-t-il dit. "Tout le haut de la pyramide sociale s'en est dispensé. Les fortunés s'abritent sous le bouclier fiscal pour ne plus payer d'impôt (...) et le président (de la République) donne le mauvais exemple en s'octroyant 170% d'augmentation. Notre interpellation va au-delà d'un catalogue de mesures. Ce que nous demandons, c'est la réhabilitation du Contrat social. c'est un nouveau partage, juste et équilibré, des gains et des efforts. C'est un donnant-donnant entre l'Etat, les entreprises et les citoyens", a-t-il déclaré.

Encore une fois la droite a fait preuve de mépris pour les Français puisque quelque heures après, Nicolas Sarkozy, qui avait convoqué en grandes pompes TF1 et France 2 à l'Elysée, n'a rien trouvé de concret à annoncer si ce ne sont quelques mesures dogmatiques (fin des 35h par le paiement des RTT, autorisation du travail dominical...) qui ne répondent en rien aux vraies attentes des Français.

"On attendait des annonces et on a eu des répétitions, des redites, de nouveau le thème du travailler plus pour gagner plus", a déclaré le premier secrétaire du PS, François Hollande. "Ceux qui pouvaient espérer un euro de plus, soit pour consommer, soit pour épargner, soit pour investir (...) ils n'auront eu rien de concret, rien d'immédiat", a-t-il dit sur France 3. "Les caisses de l'Etat sont vides, mais qui a dépensé 15 milliards d'euros (...), a donné sept milliards de cadeaux fiscaux aux plus favorisés ?"

"Les 45 minutes d'intervention du président n'auront pas rapporté un seul euro à un seul Français", a affirmé de son côté Michel Sapin,
secrétaire national PS à l'Economie et à la Fiscalité. L'essentiel des mesures suggérées par le chef de l'Etat (monétisation des heures supplémentaires, dérogations aux accords d'entreprise) "sont déjà en place depuis plusieurs années et ont démontré leur inefficacité", a-t-il fait valoir. "Depuis six ans, l'UMP n'a en effet eu de cesse de réduire à néant les 35 heures sans que cela soit suivi d'effets sur l'emploi et le pouvoir d'achat", ajoute Michel Sapin. Pour le reste, dit-il, le président de la République "s'en remet 'au bon coeur' des entreprises, puisqu'elles seules décideront de l'attribution des primes ou d'augmentation du nombre d'heures travaillées, ce à quoi la conjoncture n'incite guère".
Par Michel Pineau - Publié dans : Economie
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Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /2007 15:19

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Campagne de communication sur le pouvoir d’achat

 

En vue de la l’opération “Tous sur le pont” du 8 décembre, le Parti socialiste lance une grande campagne de communication autour des propositions pour la hausse de pouvoir d’achat. Plus de deux millions de tracts et 300 000 affiches seront disponibles dans toutes les fédérations d’ici le week-end prochain.

 

Télécharger l’affiche “Pouvoir d’achat et logement”
Télécharger l’affiche “Pouvoir d’achat et salaires”
Télécharger l’affiche “Pouvoir d’achat et énergie”

 

Télécharger le tract  “10 propositions pour le pouvoir d’achat”

Par Michel Pineau - Publié dans : Economie
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Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /2008 08:52
undefined L'un des reproches les plus couramment entendus contre la gauche lorsqu'elle est au pouvoir, c'est qu'elle aurait la fâcheuse tendance d'augmenter ou de créer sans cesse de nouveaux impôts.

Hier, une note de la commission des Finances de l'Assemblée Nationale, reprise par Le Figaro, vient pourtant de couper court à ce procès permanent fait à la gauche en indiquant que "la vitesse de création de nouvelles taxes s'est accélérée depuis 2002 et plus encore depuis les sept derniers mois." Ainsi depuis l'élection de N. Sarkozy, ce ne sont pas moins de six nouvelles taxes qui ont vu le jour : pêche, voitures, stock-options, compagnies pétrolières, entreprises de ventes de produits pharmaceutiques et huiles polluantes… tout semble bon pour renflouer les caisses de l’Etat, désormais  vides, comme l’avouent M.Fillon et son gouvernement


Je ne suis pas contre l'impôt, c'est un moyen incontournable de développer notre société, d'assurer le modèle social français et de construire l'avenir de notre pays. Toutefois, je constate que les nouveaux impôts sont répartis de manière bien injuste.

D'un côté, la majorité de N. Sarkozy vote un paquet fiscal dès l'été pour les plus riches, créant des abattements sur l'Impôt de Solidarité sur la Fortune, les successions et autres donations pour favoriser les plus aisés. Et de l'autre, le pouvoir pénalise non seulement les PME et les commerçants, mais surtout les consommateurs les plus modestes, de plus en plus nombreux, en instaurant des nouvelles taxes. A quoi, il faut bien sûr ajouter les franchises médicales, les déremboursements de médicaments ou encore la fin programmée de l'abattement de la redevance audio-visuelle pour les personnes âgées...


Il y a là, je le pense vraiment, une injustice, une injustice et une inégalité flagrante quant à l'effort contributif demandé à chaque français. La note de la commission des Finances ne dit d'ailleurs pas autre chose quand elle affirme : "Des taxes d'autant plus pesantes pour le contribuable que celles supprimées durant la même période sont dans la quasi-totalité des cas en faveur des entreprises, en particulier du secteur financier."

Et que dire de cette fâcheuse TVA sociale
(augmentation de la TVA sur tous les produits de consommation) mise en sommeil l'été dernier... mais toujours en projet et que le gouvernement peut à tout moment ressortir ? !

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Source et infographie : Le Figaro
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Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /2008 15:00
Dans le cadre de la loi de modernisation de l'économie, la ministre Lagarde a décidé de remettre en cause les lois Royer et Galland, pour permettre l'implantation de nouvelles surfaces commerciales. Et à mes yeux, cela représente tout simplement une hérésie ! Car, affirmer que cette disposition engendrera la concurrence qui elle-même amorcera la baisse des prix, est en effet, complètement fallacieux !

D'une part, ces nouvelles surfaces commerciales ne feront que concentrer le pouvoir financier entre les mains des mêmes six grands magnats de la distribution. D'autre part, ces derniers seront plus que jamais en position pour influencer le comportement de leurs fournisseurs. Ils seront en effet tentés d'accroitre leurs propres marges tout en augmentant les fameuses marges arrières octroyés aux grandes surfaces ! Résultat :  les prix  des produits augmenteront encore plus fort et encore plus vite !!

Cette hérésie cache également un autre effet indésirable que le gouvernement ne veut pas voir : la situation induite par ces nouvelles mesures conduira inexorablement à de nouvelles délocalisations assorties bien entendu de suppressions d'emplois, dès lors que les fournisseurs seront tentés de diminuer leurs charges, celles du personnel en priorité, pour atteindre leurs objectifs.

Conclusion : moins de pouvoir d'achat et plus de chômage ! Bravo la modernisation de l'économie !
Par Michel Pineau - Publié dans : Economie
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /2008 07:01
A l'heure où les Français, du privé comme du public, lycéens, étudiants, salariés, retraités ou chômeurs se mobilisent depuis des semaines pour dire non à la politique "sociale" du gouvernement, je viens de découvrir une interview complètement hallucinante d'Eric Woerth, le Ministre du Budget, dans le Figaro.

Il s'y vante, tenez vous bien, de ce que l''État a supprimé 15 500 emplois en 2007 !

Oui vous avez bien lu, il se félicite de la chose, tel un PDG qui tirerait un bilan positif de son action devant un conseil d'administration : "Nous avons tenu (notre objectif) et même dépassé puisque nous sommes à 15 479 suppressions de postes exprimés en équivalent temps plein travaillé. C'est mieux qu'en 2006, année durant laquelle 9 500 postes avaient été supprimés." Et quand le journal lui fait remarquer que la "promesse Sarkozienne" du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux n'est pas encore tenue, le Ministre du budget répond, sans coup férir : "Nous ferons tout pour tendre vers le «un sur deux» en 2009. Mais je ne peux pas encore dire si nous serons à 45 %, 48 % ou 52 % de non-remplacement des fonctionnaires partant en retraite. J'observe toutefois que le ministre de l'Éducation nationale Xavier Darcos n'a pas l'intention de céder face aux syndicats et s'en explique très bien. Et cela mérite d'être souligné."

Quelle belle prose ! Je n'ai pas l'impression de vivre dans le même monde que ce monsieur. Il ne parle pas à ses concitoyens mais il semble rendre des comptes à ses actionnaires. Est-il conscient simplement de la dure réalité de ses propos. Sait-il ce que cela signifie pour notre société ?

Non monsieur Woerth, on ne gère pas un pays comme une entreprise du CAC 40, à la recherche de profits immédiats, sans tenir compte des effets humain et des dégâts à long terme que cette politique va entraîner. Ce n'est pas ma façon de voir les choses, d'envisager la société. La France a besoin d'une fonction publique forte et ambitieuse, équitablement répartie sur le territoire.

Je me battrais toujours pour que notre pays ne sombre pas dans cette approche néo-libérale car les premiers à en payer le prix, ce seront, comme toujours, les jeunes, les salariés, les retraités et les chômeurs... Tiens, justement, ceux-là mêmes qui manifestent actuellement contre les réformes sociales du gouvernement !
Par Michel Pineau - Publié dans : Economie - Communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /2008 07:10
La présidente du Medef Laurence Parisot a plaidé jeudi pour un report de l'âge légal de la retraite à 63 ans et demi, lors de la première "Fête de l'entreprise" organisée à Tours par l'organisation patronale, alors que se déroulaient dans toute la France des manifestations "pour la défense des retraites".

"La solution consiste à repousser l'âge légal de départ à la retraite. Si on décide de partir à 63 ans et demi, on pourra équilibrer le régime général. Est-ce si catastrophique que ça de partir à la retraite à 63 ans et demi ?", a déclaré Mme Parisot.


Ma réponse sera simple, simpliste même, mais à la hauteur de l'ineptie proférée par la présidente des patrons français... Non, repousser l'âge de la retraite à 63 ans et demi, ce n'est pas si catastrophique quand comme vous, Madame, on n'a jamais fait les trois-huit, quand on n'a jamais dû travailler à la chaîne pour gagner son pain quotidien, quand on a jamais subir les affres d'un patron qui ne pense qu'au profit, quand on n'a pas du gérer la crainte d'un licenciement à l'approche de la cinquantaine, quand le stress, les bas salaires et le manque de considération sont des notions abstraites... Non, franchement, vu sous cet angle, en effet, ce n'est pas si grave !

Source : AFP
Par Michel Pineau - Publié dans : Economie - Communauté : Communauté de l'opposition
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Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /2008 14:38
Nicolas Sarkozy est donc venu prêcher la bonne parole économique au Zénith Oméga de Toulon, jeudi soir. Toute la famille de droite de notre département (élus municipaux, départementaux et patronnat varois) s'y est pressée, trop heureuse de voir et d'écouter "le chef", dans l'attente d'être rassurée face à la crise boursière américaine qui menance de se mondialiser.

Las, le discours volontairement alarmiste a du en surprendre plus d'un. Le président, si néo-libéral, a plaidé pour un interventionnisme plus poussé de l'état sur les marchés et a fustigé un "capitalisme perverti". J'imagine d'ici les têtes de nos chers édiles varois, chantres avoués du capitalisme débridé, eux qui n'ont de cesse de prôner moins d'Etat, moins d'impôts, moins de taxes et plus de liberté pour les entreprises.

Oh, bien sûr, le président n'a pas annoncé un bouleversement de sa vision économico-politique, tout juste un accomodement bien pratique avec l'argent public quand il vient préserver le capitalisme. Bien au contraire, il entend se servir de cette dégradation économique pour faire passer en force ses "réformes" encore plus vite. Il a ainsi confirmé le lancement d'une deuxième étape de la réforme de l'Etat, de celles des collectivités locales et de la taxe professionnelle, tout comme la suppression de "30.600 emplois publics" en 2009.

En réaction à ce show Sarko Toulonnais, Ségolène Royal, invitée ce matin sur France Inter a estimé que ce qui était grave, derrière un constat de la crise juste, c'est l'écart entre le discours et les actes, "c'est ça qui est devenu maintenant insupportable. Je partage le constat. Ce qui est beaucoup plus étrange, c'est qu'on ait l'impression d'un responsable politique qui n'est pas en responsabilité, mais qui est pratiquement dans l'opposition ou simplement observateur de la crise nationale et internationale", a-t-elle déclaré. Les Français "sont parfaitement conscients" qu'il y a des actes "contraires aux discours", a-t-elle ajouté, faisant référence au bouclier fiscal. "Il faudrait aujourd'hui que les grandes puissances s'engagent très fermement sur les paradis fiscaux", a-t-elle poursuivi, estimant que Nicolas Sarkozy aurait dû convoquer "en urgence les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne pour qu'ils arrêtent ensemble des propositions de nature à juguler la crise".

Dans la foulée, ce matin, le gouvernement, qui a présenté un projet de budget 2009 rendu délicat par une croissance en berne, a refusé toute "hausse des impôts qui réduirait le pouvoir d'achat des Français". C'est vrai, et les plus fortunés le savent bien, Sarkozy et les siens ne viendront pas leur enlever quelques piécettes...  Au lieu de prendre l'argent où il se trouve, ce budget va, en fait, perpétuer la tradition de la droite qui consiste à ponctionner les ménages et la classe moyenne (fonctionnaires, artisans, commerçants, cadres...) par le biais de taxes en tout genre, tout en réduisant dramatiquement les services de l'Etat, une situation qui n'est guère tenable à long terme. Le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud, a d'ailleurs estimé que ce budget annonçait "l'heure des renoncements" des promesses de Nicolas Sarkozy. "Le président de la République a été élu sur quatre promesses : plus de croissance, plus de pouvoir d'achat, moins d'impôts et moins de déficit, de dette. Le résultat c'est au contraire moins de croissance, moins de pouvoir d'achat, plus de déficit et de dette et les prélèvements obligatoires ne vont pas diminuer". Un projet de budget qui est "en complet décalage avec le discours présidentiel" de Toulon, a estimé M. Migaud.
Par Michel Pineau - Publié dans : Economie - Communauté : Communauté de l'opposition
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