Merci à mes fidèles et
attentifs lecteurs qui ont lu mon récent article sur les bénéfices records de Total.
Certains semblent néanmoins avoir décelé dans ce billet deux erreurs à caractère économique : d'une part les fortes marges de Total ne proviendraient pas de la spéculation financière mais
uniquement de la hausse des prix décidés par les pays de l'OPEP et d'autre part « l'inertie constatée dans la baisse des prix » serait due à la suppression de la fameuse taxation
flottante des carburants, mise en place par le gouvernement Jospin !
Qu'il me soit donc ici, permis de douter que Total, comme tant d'autres grands consortiums internationaux, profitant de la déréglementation
des marchés de capitaux n'a pas multiplié des opérations financières, parfois sans rapport avec la production des richesses ! À telle enseigne la baisse du raffinage du « diesel »,
(faute d'ailleurs d'un nombre suffisant d'unités de raffinage) à comparer avec les marges exceptionnelles (+ 21 % sur un an !) dégagées par le groupe Français pour la production de
ce même carburant !
Quant à l'impact de la fiscalité sur les prix à la pompe, il va de soi que la suppression de la fameuse TIPP flottante pénalise les consommateurs. Pour autant elle n'explique en rien le décalage entre la répercussion, très rapide des variations à la hausse, sur les tarifs des carburants et celle beaucoup plus lente des variations à la baisse sur ces mêmes tarifs.


