Lundi 7 janvier 2008
1
07
/01
/2008
07:38
Depuis des mois, nous sommes
nombreux à dénoncer la politique menée par Nicolas Sarkozy et l'UMP, car celle-ci est dangeureuse pour notre société. L'annonce faite cette semaine sur la question des
possibles sanctions infligées aux chômeurs refusant deux offres dites "acceptables" (notion étrange et soumise à toutes les dérives) ne fait que
renforcer cette situation.
La droite au pouvoir n'a de cesse d'opposer les français entre eux, et cela est profondément néfaste !
La gauche, toute tendances confondues, n'a de cesse de l'affirmer. Et voilà maintenant que les syndicats se mobilisent, y compris, et c'est tout à son honneur, la CFE-CGC,
autrement dit les cadres des entreprises privées. "On s'aperçoit que systématiquement on procède par la stigmatisation de différentes catégories sociales qui seraient à considérer
comme des nantis qui se gobergent sur le dos de la société et de la collectivité", a déclaré sur France Info Bernard Van Craeynest, secrétaire général de la
CFE-CGC.
"Aujourd'hui, ce sont les chômeurs et les demandeurs d'emploi qui seraient des profiteurs du système et vivraient sur le dos de la collectivité. Non, les choses ne sont pas aussi simples que
cela, dans tout système il y a effectivement des abus et des excès mais cela constitue une infime minorité", a-t-il ajouté.
Le patronnat, au contraire, on s'en doute, applaudi quant à lui des deux mains. Le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME),
Jean-François Roubaud, s'est félicité de la volonté affichée par le président de la République sur ce sujet : "Punir les refus d'emploi au bout de deux offres acceptables, ça me
paraît totalement correct", a-t-il déclaré lui aussi sur France-Info. "Je suis tout à fait d'accord puisque nous avons 400.000 offres d'emploi qui ne sont pas pourvues dans les
métiers comme l'informatique, les services à la personne, l'hôtellerie-restauration, le bâtiment, les travaux publics, alors même qu'il y a des demandes, vraiment, pour trouver des
salariés", a-t-il ajouté. "A partir du moment où les chômeurs ne veulent pas accepter, dans leur qualification, ces emplois, et bien je crois qu'il y a un moment où il faut
sanctionner", a conclu M. Roubaud.
A entendre cela, je me demande sincèrement quelle société nous nous apprêtons à connaître si, demain, au lieu d'aider les chômeurs, l'Etat laisse se développer de telles pratiques.
S'évertuer, pour de basses raisons comptables et dogmatiques, à traquer les demandeurs d'emplois en les radiant, en les désignant à la vindicte populaire est inadmissible !
Selon moi, la baisse du chômage, qui n'est pas forcément un objectif à atteindre à tout prix, ne saurait être réalisée en sacrifiant des gens, en les "punissant", en les
ostracisant...
Et vous que pensez-vous de ce projet ?
N'hésitez pas à me laisser vos impressions dans les commentaires !
Sources : Reuters et AP
Par Michel Pineau
-
Publié dans : Société
-
1
-
Partager